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From 365 jours et 366 nuits in Versailles, France on Oct 22 '06
Comme je n'ai écrit que pour la journée de samedi car comme j'ai fait mention dans la page de hier, la journée de dimanche c'est réduite au périmètre de mon appartement, je fais un petit special du lundi, d'autant plus que ma journée d'aujourd'hui est beucoup plus intéressante que la précédente.
Ce matin, tout a commencé très tôt, bien avant les premiers rayons de soleil qui perdent ici aussi de plus en plus leur signification matinale, à un tel point que depuis une semaine, je n'ouvre plus les volets le matin, je pousse même mon arogance face à la nature en vérifiant la météo actuelle sur le web qui de plus en plus devient un pivot dans ma vie européenne.
Le système, la politique et l'état
C'est donc vers huit heure, dans le train entre Élancourt et Versailles où le peut de passagers, par leur silence, laissaient présager la tempête de l'heure de pointe qui se déroulerait sans moi se matin, que je me suis rendu à la préfecture pour la septième fois. Arrivé devant le bâtiement du 18ème siècle, à l'ombre du chateau de Versailles où les lumières aux fenêtres effectuaient leur ultime combat avec le faible soleil qui se pointait à l'horizon de ce qui s'annoncait encore une journée grise et triste, je me suis dépéché à me mettre en ligne le long de l'édifice parmi les autres imigrants dans le mince couloir délimité par le mur de pierre grise et les rambardes en tube métalique qui donnent à l'ensemble un air de couloir vers la mort plutôt que le chemin vers la liberté, l'égalité et la fraternité. De cette manière, apres avoir montré pattes blanche à la guerite d'inspection des passeports, j'ai pu accéder à la première salle où les trois ''charmantes'' préposées, tel les sirènes de Caribe et Sila, par leur sourire absent et leur regard blasé, donnent des tickets et dirigent les gens vers les nombreux guichets qui représentent autant de rochers sur le chemin de l'accession aux visas et autres formulaires tous aussi compliqués que complexes. Après avoir passé cette première salle sans trop de difficulté, je me suis dirigé vers la seconde salle, où se situent les guichets 22 à 31 dans une salle aux plafonds bas, mon ticket en main pour rapidement compte que déjà plusieurs personnes attendaient leur tour dans l'atmosphère encore enfumée de plusieurs années où la cigarette était une reine inconstestée dans la société. Après avoir attendu deux heures trente quatre minutes sur le petit banc de métal noir que j'ai réussi à prendre après qu'une grosse dame en ait libéré la forme de ses fesses à l'annonce de son numero.
Au comptoir où je suis allé plus souvent qu'à mon tour, avec le plus cordial des sourire, j'ai patiament donné un à un les formulaires, cartes et autres papiers à la dame, tout aussi souriante que les trois sirène, derrière sa vitre blindée. Apres m'avoir regardé, regardé mes papiers un a un en poussant des sons indescriptibles se situant entre le langage de l'estomac et celui d'un médecin vous regardant l'intérieur de la george, j'ai finallement vu mes papiers passer la seconde étape de filtration pour se rendre au bureau de la supérieur hiérarchique en chef, responsable de la contre-vérification et de l'authenticité des dits documents.
Comme il était maintenat l'heure du déjeuner, je n'avais pas grand espoir de voir ma demande traitée dans une période se situant dans les deux heures suivantes. De cette façon, je suis retourné m'asseoir sur mon petit banc métalique qui avait eu tout le temps nécessaire pour retrouver sa fraicheur depuis le fessier de la grosse madame et le miens. C'est donc finallement à deux heure de l'après-midi que je suis retourné au comptoir pour me faire dire que je suis effectivement moi-même et que je n'ai pas de dossier criminel ni de corpsde police à ma recherche. Après avoir poussé un long soupir de soulagement, persuadé que les démarches étaient terminées, j'ai vu apparaître, comme dans les livres de Harry Potter, une nouvelle liasse de formulaires à remplir, à signer, dater et contre-signer afin d'obtenir un rendez-vous pour passer un examen médical. Une fois tout ces nouveaux remplis et apres avoir fait le tour de la préfecture pour avoir une série de tampons, on m'a tendu un petit billet où figurait la date à laquelle j'ai rendez-vous pour passer le dit examen, après lequel, il y aura trois semaines d'attente pour pouvoir à nouveau faire la file pour obtenir ma carte de séjour.
Résultat de la journée, la préfecture 8, moi 0. prochain épisode, le 1er décembre. Ce qui a pour effet, que si tout se passe comme dans le meilleur des mondes, je devrais théoriquement pouvoir prendre possesion de ma carte de séjour vers le 15 janvier 2007 soit a la moitié de mon séjour!
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