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Paris-Lyon

From 365 jours et 366 nuits in Lyon, France on Nov 16 '06

Eric_tectonique has visited no places in Lyon
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Après un départ en trombe de mon neuf mètres carrés et une course folle à quatre heure du matin vers la gare de la verrière, j'ai attrapé le premier train de la journée, le train des morts-vivants.  À l'intérieur de ce train qui est toujours aussi inconfortable, les gens semblent inertes tant leur visage ne laisse filtrer aucune émotion, leurs yeux, tel des billes de verre semblent figée dans le néant.  Si ce n'étais que des cris stridents d'un enfant au deuxième étage du train, je me croirais plus dans un corbillard que dans un train pour Montparnasse.

Après les quarantes minutes de train qui nous ont fait passé par une série de gare souvent vides, ou seul les cris stridents du gamin et des freins venaient briser le silence de la nuit, nous sommes finallement arrivé à destination où je l'espérait le métro passerait à l'heure de manière à me faire traversser la ville de ouest en est afin de me rendre à la gare de Lyon.

En route pour l'aventure

Apres avoir traversé la gare de Montparnasse sur un pas frolant le pas de course à travers les trois niveaux de la gare qui en autre temps aurait attiré mon attention par sa structure en béton exposé et ses jeux de lumière, je suis finallement arrivé à la partie métro de la gare où bien évidement le train venait tout juste de partir.  C'est donc en sautilant sur une jambe et sur l'autre avec mon pipi du matin que j'ai attendu le prochain train.

Arrivé à la gare de Lyon à neuf heure moins cinq, pour un départ à neuf heure, je me dirige à la course vers l'immense tableau d'affichage qui ne cesse de faire tournoyer en tout sens les noms des destinations, les heures et les quais d'embarquement.  Au somet de la liste, dans la section embarquement immédiat ou (grouille t'es en retard).  Sur le quai de mon TGV, plus le temps de prendre mon temps, une seule porte reste ouverte, je fonce!  Arrivé à l'intérieur inextremis, j'entends le son de la porte derrière moi qui coulisse sur son rail avant de se vérouiler.  Apres avoir regardé mes souliers pendant environ cinquante seconde, je léve les yeux pour regarder devant moi le controleur qui me regarde avec écrit sur le front ''T'es mieux d'avoir ton billet''.  Je lui tend mon billet pendant que toute la cabine tremble sous les premiers mouvements du train, il me regarde à nouveau pour me dire que je me suis trompé de voiture mais que je peux m'installer au second étage qu'il reste quelques places.

Une fois assis, à neuf heure dix du matin, le train sort de la gare couverte et les premiers rayons du soleil viennent éclairer la cabine pendant que les lumières intérieures se tamisent progressivement.  Bien callé dans mon banc, le guide de la France sur les genous, avec la musique de Roby William dans les oreilles, le paysage de la ville laisse place progressivement à des espaces de plus en plus verts pour finallement faire place à des paysages pitoresques avec en arrière plan les Alpes.

Après une heure trente de vaches et d'arbres se résumant à des points de couleurs défilant un bref instant dans ma fenêtre panoramique et mon voisin plongé dans sa lecture de la revue internationale des funérarium (je savais pas que ca existait, c'est ce qu'on peut appeler une lecture mortelle), on peut sentir que le train commence à ralentir à l'approche de la ville.

Arrivé sur le quai de la gare de Lyon part-dieu, je sens déjà derrière moi la pression de la ville de Paris disparaitre bien que je sois entouré d'une foule compacte qui se dirige sur un rythme plus ou moins constant vers l'escalier de la sortie.

Arrivé à l'hotel, une seule envie, en fais deux, aller aux toilettes pour la douzième fois depuis le matin et dormir!  Pour ce qui est de ma première envie, elle fut facile à concrétiser mais pour la seconde, j'ai assisté à un combat entre ma tête qui voulait visiter au plus vite, stimulée par la nouveauté et mon corps voulant se reposser de sa nuit écourtée.  Sans grande surprise, la tête a gagné 1-0 contre le corps qui n'a eu que cinq minutes de répis pour ce remettre de sa défaite, le temps de vider mon sac à dos!


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