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La magie des alpes

From 365 jours et 366 nuits in Milan, Italy on Dec 23 '06

Eric_tectonique has visited no places in Milan
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4:30, le réveil sonne, ''mystérieusement''  j'ai pas envie, tout ce que je désire c'est d'ouvrir les yeux et d'être comme par magie à Milan.  Question de me réveiller et aussi pour souhaiter un joyeux Noel à ceux restés à Montréal, petit coup de téléphone que je préméditait depuis la veille en travaillant mon faux accent français.  Une fois l'appel chaotique terminé et mon plan linguistique complétement tombé à l'eau, après m'être fait répondre par mon père, j'enfile mes souliers, je vérouille la porte et j'entreprend ma laborieuse traversé d'élancourt avec ma valise à roulettes qui roule pas et mon sac à dos qui ne reste pas sur mes épaules.  Rendu à la gare, une heure plus tard quand cela me prend environ trente minutes habituellement et après avoir réveillé la moitié de la ville avec ma valise qui sur les pavés et l'asphalte produit un bruit aussi gracieux et tendre qu'une moissonneuse batteuse, j'espérais le plus dur du chemin derrière moi.  ERREUR, le train qui devait me conduire à La Défense et m'offrir un petit chemin pénard jusqu'à la gare de Lyon à été suprimé, ''cause de fête'', de cette façon, direction Montparnasse, gare que j'adore, avec ses escaliers et ses multiples tourniquets qui la rendent inpratiquable pour les voyageurs avec valises.

Malgré tout, j'ai réussi à me rendre, en plus de temps que prévu, mais tout de même à l'heure, avec une avance confortable de quinze minutes, juste assez pour trouver une place pour ma valise dans le chaos plus ou moins organisé de l'embarquement du train bondé en cette veille de Noel.

Histoire d'un voyage en train

Une fois bien installé, à 8h 45min, sur le bord de la fenêtre 44, dans le wagon 8 du train 9421 sur la voie 2, le spectacle pouvait commencer.  Pour le premier numéro, nous avons eu droit à la grande valse des pasagers, sous la direction du controleur en chef.  Pour ce premier numero, les passagers français et italiens se sont addoné à un épostouflant jeu de chaises musicales et de contentions pour déplacers leurs bagages dans un train allant à plus de 110 km à l'heure.  Une fois tout ce beau monde bien placé selon les numéro de leurs billets, le second numéro pouvait commencer.

Pour cette seconde tour de piste dans ce véritable cirque en mouvement, nous avons eu droit au personnel de bord du train, (lire ceux qui ont coulé le test pour les avions) qui nous offraient un mauvais café, accompagné de biscuits aux raisins tendres et à la pate dure, une spécialité très très régionale!

Suite à un entract de environ une heure ou je ne peux réellement rien vous raconter tellement il faissait noir et tellement je n'ai rien entendu :)

Pour troisième numéro, nous avons du changer de scène pour porter notre attention vers l'extérieur.  En effet dans cette seconde partie du spectacle, nous avons eu droit à un changement d'échelle dans la présentation, passant de l'humain à la nature.  Après avoir eu pendant les premiers tableaux des champs, de vastes plaines et des poules come toile de fond, le décor à débuté une lente métamorphose pour de plus en plus accentuer son relief et ses contrastes.  De cette façon, ce qui était peu de temps avant une platitude, c'est rapidement transformé en colline pour finir en montagne et ainsi ce qui était d'un beau vert uniforme à pris tour à tour des teintes de brun, de vert sapin et même de blanc selon l'altitude à laquelle nous nous trouvions, ce qui parfois donnait la vague impression de maquette laissée au congélateur tant le spectacle offrait des points de vue extremes et surréalistes.

Après les presques trois heures de se spectacle sans cesse renouvelé et toujours en continuité, intérompu uniquement de brefs instants par les divers tunels qui avaient pour rôle de nous rapeller le spectacle par les passages de la noirceur au titanesque blancheurs qui sortaient des brumes de manière féérique.  Sur ce décor, nous avons entrepris le quatrième et dernier numéro du spectacle de sept heure et trente minutes avec les premiers villages en flanc de montagne qui viennent ajouter au spectacle grandiose en donnant une échelle à l'ensemble tout en colorant l'ensemble avec des habitations roses, pêche et beige.  Suite à cette introduction aux Alpes, nous avons repassé rapidement à la civilisation avec sucessivement la ville de Modena, Turin et finallement Milan avec sa gare aux lignes néo-classiques si importantes au régime de Mussolini.

Une fois descendu du train et plongé dans ce monde ou la moindre pancarte demande un effort de concentration pour être analysée et comprise, je suis parti à la recherche de mon hotel, non mécontant de pouvoir bouger après ses heures de contemplation.  Deux heures plus tard, après avoir silloné les mêmes rues autour de la gare et dont la moitié ne correspondent pas aux nons de la carte, j'ai finallement trouvé mon hotel et j'ai aussi découvert que j'avais oublié quelque chose d'imprtant à Paris, mon passeport.

Cinq heure, soupé dans la chambre à regardé les info-pub italiennes, je mange ce qui devait¸-être à l'origine mon lunch du midi, dodo à 22h après avoir résisté à m'acheter un ab-roller, de la vaiselle en vrais argent et d'autres cossins dont je ne comprend pas l'utilité mais qui sont supossé être très pratiques.  Vive les vacances.


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