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Version courte :
Je m'imaginais Da Lat comme une sorte d'Alpe Suisse perdue en region montagneuse vietnamienne. Mais apres des villages eparses, je suis arrive dans une ville tout ce qui a de plus vietnamienne. J'ai donc decide d'en faire a ma tete et j'ai trouve des coins qui ressemblaient plus a ce que je desirais trouver. Une belle destination en fin de compte.
Version longue :
Depart direct de Nha Trang pour Da Lat. Je m'imaginais deja, avec mon manteau, sirotant un chocolat chaud dans un chalet suisse. Par contre, apres quelques villages prometteurs le long de la longue ascension faisant quelques victimes du mal des transports, je trouve a Da Lat une ville typiquement vietnamienne.
Les motocyclettes sont partout et il me semble qu'il y a plus d'hotels par m2 que partout ailleurs. Dire que le guide de voyage n'en mentionnait que six...
Je passe la premiere apres-midi a me faire harceler par les guides a motos qui veulent me faire faire un tour de quatre jours a motos. Ils me montrent leur carnet avec les messages d'appreciation de clients. Lorsque je lis dans chacun : "c'est peut-etre plus cher que votre budget mais ca vaut la peine", je ne demande meme pas le prix.
J'ai lu dans un livre d'etiquette pour voyageurs au Vietnam que la technique pour se debarrasser de vendeurs achalants consiste a dire oui mais pour plus tard et oublier ensuite.
Le lendemain, je commence a visiter la ville. Je visite un hotel assez particulier appele Crazy House. A croire que la dame architecte s'est inspire de Gaudi. C'est le genre de decor qui me plait. Toutefois, tout est en beton, meme l'interieur. Du simili bois en beton, ca laisse l'ensemble un peu froid. Bien que l'endroit est surtout visite, on peut louer des chambres. Mais je laisse tombe, me dirigeant plutot vers une avenue ou est supposee restee de nombreuses villas francaises. Mais elles sont laisses dans un etat de quasi-abandon, ce qui est plutot dommage.
Mais cela, je le verrai au retour puisque j'avais d'abord pris un autre chemin sur le coup d'une inspiration. Inspiration chanceuse puisque je trouve d'agreables maisons avec de tres belles vues sur la vallee et dont certaines ont ete transformees en hotels. Je decide d'y retourner le lendemain pour la derniere nuit.
À noter qu’ici, le thé est offert en toute occasion. Sur le chemin des villas françaises, je me suis arrêté dans un café où je commande un chocolat chaud. On m’amène un thé en accompagnement. De même en soirée, où je suis allé dans un restaurant empruntant au concept de la crazy house (mais en moins réussi), j’ai eu droit a un thé avant le repas et après.
Il y a une expression qui dit que le 3 fait le mois. Si c’est le cas, je me demande bien ce que va ressembler janvier, bien que je serais plutôt confiant… Ainsi, le matin, je décide de visiter les alentours de la ville. Toutefois, la marche de 8 km de la veille m’empêchait de me promener aussi longtemps à pied.
Après avoir pris une motocyclette vers l’hôtel que j’avais trouvé la veille, je tombe sur une boutique louant des motocyclettes pour la journée. Bien qu’il ne parlait pas anglais, on a réussi à négocier le prix et les conditions.
Me déplacer en motocyclette me donnait du coup une grande liberté. Je suis allé me promener sur une route longeant une forêt de pins et j’ai visité une vallée qui se voulait supposément kitch et surpeuplé de touristes. Mais je l’ai trouvé déserte de ses touristes et les pédalos en forme de cygne attendant sur le quai perdaient de leur kitch et faisaient plutôt pitié à voir.
Et comme clou de la journée, je me suis offert deux heures de golf (prix spécial après 15h30 jusqu’à ce qu’il fasse noir). Dans le prix était inclus six balles usagées, les bâtons et un caddy. Quand la fille à la réception m’avait dit un caddy, je pensais qu’elle voulait dire le truc à deux roues pour porter le sac de golf. Mais venait avec le truc une véritable caddy.
Ça faisait étrange d’avoir une personne qui traînait mes bâtons, comme dans les tournois à la tivi…
Au début, ça me mettait une certaine pression qui s’est révélée plutôt positive. Malgré que je n’avais pas joué depuis trois ou quatre ans, je réussissais à montrer un calibre du temps où je jouais régulièrement.
Puis je me suis habitué à sa présence et j’ai commencé à mal jouer. Il faut dire que c’est un golf qui présentait un défi plus intéressant (plus dur) que ce qu’avais vu dans mes golfs semi-privés à Québec.
J’ai donc perdu cinq balles sur deux trous. J’ai alors changé de tactique, mon nouveau but étant de conserver la dernière balle autant de trous que je serais capable. Je l’ai d’ailleurs perdu qu’à l’avant-dernier trou (que je pouvais faire, la noirceur arrivant et sonnant le glas de ma joute).
La caddy n’a pas oublié de me mentionner de lui donner un pourboire, détail qui ne me serait pas plus venu à l’esprit que d’avoir un caddy en premier lieu.
Par la suite, je suis allé retourner la motocyclette et j’ai cherché un restaurant. J’aurais probablement dû faire l’inverse puisque je me suis rendu compte que la zone ne comptait pas beaucoup de restaurants. Beaucoup de cafés; et ceux qui offraient de la nourriture étaient fermés.
J’ai fini par trouver un bouis-bouis où ils ne parlaient pas un mot d’anglais. Et étrangement, les termes du menu ne se retrouvaient dans aucun de mes deux livres de vietnamien. J’ai pris une cuisse de poulet, le seul plat que j’étais capable de déchiffrer.
Au retour, j’ai eu droit à une douche froide (i.e. pas d’eau chaude). Comme la chambre était le double du prix que je payais d’habitude, je suis allé signifier ce détail. Après une heure d’attente, ils m’ont dit d’aller prendre une douche dans une autre chambre qui était inoccupée cette soirée-là.




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