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À Saigon, un hôtel fort bien tenu m’a trouvé (enfin, un employé de l’hôtel). L’édifice était caché à l’intérieur d’un dédale de petites allées, ce qui rendait le tout très typique. En soirée, j’ai pu goûter à une imitation de poulet fait à partir de tofu. Ce n’était pas des plus réussi mais j’aime le concept. À Hué, j’avais pris du chevreuil qui goûtait la viande, bien que probablement pas le chevreuil, ainsi que du thon, qui avait l’apparence mais ni le goût ni la consistance. Dans les trois cas, c’est une bonne façon d’apprêter le tofu pour qu’il soit moins insipide.
Le retour à Can Tho s’annonçait dans le domaine du connu. Mais à la fin du trajet, le tout a pris une tournure inattendue. Une dame est entrée dans l’autobus et m’a demandé (en anglais) où je comptais aller à Can Tho. Je lui réponds encore une fois candidement, que je vais rejoindre un ami dans un café.
Par contre, ça m’a permis d’apprendre par un passager du minibus (qui se débrouillait très sommairement en anglais) qu’il y avait un service de navette du minibus jusqu’à la destination finale, dans mon cas, le café. Détail dont personne dans la compagnie n’avait pris la peine de m’indiquer (et c’était la deuxième fois que je prenais la même compagnie).
Je dois dire qu’au début, j’étais un peu médusé puisque son explication se limitait à : « ne prends pas un taxi, vient avec moi ». Mais je me disais qu’accompagner un étranger qui dit vouloir vous aider à sauver de l’argent est souvent le prélude à une arnaque plus coûteuse (et avec Hué, j’étais dans la peau du chat échaudé…). Mais ça n’a pas été le cas cette fois et il y avait bien une navette gratuite et des motocyclistes-taxi fort mécontents de voir un rare client leur échapper (ils en avaient surtout face au Vietnamien qui m’avait indiqué que leurs services n’étaient pas nécessaires).




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